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La Lettre "Petrópolis, le 28 juin 1922. Monsier le Dr. J. R. d'Escragnolle Respectueuses salutations Je vous remercie infininiment l'invitations pour la session solenelle en hommage à l'inoubliable journaliste M. de.Dr. Gregório de Almeida, à laquelle j'ai eu l'honneurs d'assister. Je me sens, donc, obligé à vous féliciter par cette commémoration, prarique obligatoire de tous les centres culturels, mais que chez nous, à Petrópolis, n'est plus suivie ou tout au moins a été oubliée, depuis longtemps . En arrivant bien avant le commencement de la session, j'ai pu remarquer qu'un certain groupe de jeunes poètes - des jeunes pleins d'espoir et avides de gloire - se complaisit à déclamer ses derniéres productions, en les soumettant aux applaudissements et à la critique des assistants, et je me disais à moi-même: "Pourquoi il n'existe pas a Petrópolis une association littéraire, où périodiquement les intellectuels se réunissent pour réciter leus poèmes et lire quelque conférence?" "Et s'il n'existe pas, pourquoi ne pas la créer, ne pas organiser une association de ce type là?"" Que de vocations cachées se perdent par manque d'encouragement ou par cette lacune. Pourquoi Petrópolis, la ville des hostenses et des magnolias, du rêve et de l'amour, du plus beau et plus pur ciel, la "Princesse des montaignes", ne peut être, elle aussi, la Reine des Intellectuels et le siège du Parnase? Pourquoi des villes plus petites et dépourvues du charme avec lequel la sage nature a doté Petrópolis ont leurs académies littéraires et Petrópolis ne peut pas avoir la sienne? "Je me suis proposé moi-même d'employer tout mon effort dans la concrétisation de cet idéal. Mais tout d'un coup, j'ai senti le poids de mon insignifiance, mon manque de valeur, et 'indigence totale de ma personne, ce qui m'empêcherait de faire quoi que ce soit de bon pour atteindre mon but. Et voilà qu'il me vient en tête un apologue appris dans mon enfance qui raconte l'histoire d'un pauvre mendiant, vivant de la charité d'un noble seigneur féodal et qui décrouve, dans le somptueux château la manque de quelque chose de trés important - dont le nom m'echappe maintenant. Um rire de mépris accueille as confidence et le noble ordonne, comme réponse et récompense, qu'on lui applique douza coups de verge... "Voilà la raison pourquoi je vous écris cette lettre, pour que vous, avec votre autorité que je n'en ai pas, puissiez planter les racines de cette association, soit par la reprise du "Cercle de Presse", sous de nouveaux modèles, soit par l'extension de votre "Centre de Presse" ou par l'organisation d'une nouvelle institution. Que nous puissions sous peu voir transformé en realité ce qu'il n'est pas pour le présent qu'une fantaisie de mon cerveau. Votre ami obligé, Joaquim Gomes dos Santos”. |
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